Signez la Pétition pour Sauver le Bistro Les Pipos.

Les habitants d’un quartier de Paris se battent pour leur vie. Cette vie qu’ils ont construite grâce aux liens noués dans leur communauté. Ils se battent pour conserver un mode de vie qui est en train de disparaître à la vitesse de l’éclair. Et cette lutte se concentre autour d’un tout petit bistrot qui s’appelle les Pipos. 

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Pendant 130 ans les habitants du 5ème arrondissement se sont réunis autour de ces murs pour partager de beaux moments. Les propriétaires ont changé au fil des années, le nom de l’endroit aussi mais pas l’endroit qui lui est resté le même, le quartier de la Montagne Sainte Geneviève. C’est d’ailleurs pour cette raison que Woody Allen a choisi ce village de la Rive Gauche pour filmer son célèbre film Midnight in Paris, et les Pipos comme base de campement le temps de son film.

Vu de dehors, Les Pipos ne payent pas de mine, mais dès que vous rentrez vous comprenez ce qui fait son charme. La chaleureuse pièce centrale est composée d’un bar qui est resté dans son jus depuis 1946. Le sol de mosaïque date également de la 2ème guerre mondiale. Le lambris et l’escalier ? Depuis bien plus longtemps. Les murs sont recouverts de vieilles photos, d’affiches et autres souvenirs de clients qui sont passés par là et ont marqué les années. 

Le bar et le sol de mosaïque du bistrot datent de la 2ème guerre mondiale. ©Lisa Anselmo
L’intérieur de Les Pipos. Les murs sont recouverts de vieilles photos, d’affiches et autres souvenirs. ©Lisa Anselmo

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Mais Les Pipos n’est pas un musée. L’endroit préféré des gens du quartier est très animé tous les soirs. Il vous faut réserver si vous voulez y dinner. Leur  impressionnante sélection de producteurs de vin séduira les plus connaisseurs. Le week-end il y a foule pour écouter de la musique live. C’est une vraie pépite.

Mais tout ça n’a aucune importance dans une ville où seul le profit est roi. Le phénomène de  gentrification et le prix exorbitant des loyers éliminent le petit commerce local dont nous avons tous besoin chaque jour. A la place naissent des chaînes de magasin sans aucune personnalité. Nos communautés locales se sont transformées en zone commerciales transitoires et Paris est en train de perdre son âme.

Le propriétaire du local commercial aurait l’intention de trouver un nouvel acquéreur du bail. Son but serait en effet de remplacer le bistrot par une franchise de magasin qui seule aurait assez d’argent pour payer un nouveau loyer exorbitant.

Les clients des Pipos ne prennent pas cette menace à la légère et ont lancé une pétition pour demander à la ville de Paris ainsi qu’à L’ Unesco d’intervenir pour faire classer cet endroit. Ce qu’il  faudrait faire n’est pas encore très clair mais ce qui est sûr, c’est que plus il y aura de signatures plus leur cause sera entendue. Alors ajoutez la vôtre.

A detail of the ornate bar at Les Pipos. ©Lisa Anselmo

Les  endroits  comme les Pipos semblent  éternels et indestructibles mais ils ne le sont pas. Rien n’est sacré quand les villes privilégient le profit au détriment des gens. Les petits commerces et leurs clients sont les victimes collatérales de cette économie vorace qui ne récompense que les gros investisseurs. S’il- vous-plait signez la pétition pour sauver les Pipos et la vie de quartier à Paris.

Les Pipos 2, rue de l’Ecole Polytechnique, 5ème

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Vive la vie de flâneur

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