Edith’s Café Spotlight: La Tartine

[Trouvez ci-dessous la version française]
Dorothy and her suitcase are waiting for me at La Tartine. Dorothy just arrived from Seattle. Once a year she makes her pilgrimage to Paris because “Paris is my only home in the world,” she says. She didn’t have to tell me where La Tartine is, because it’s a café I’ve known forever. What is a tartine? It’s a piece of bread with a bit of butter that most French people, like me, eat for breakfast. (Don’t assume I eat croissants full of butter every morning. If I did, my clothes would not fit me anymore.)

I greet my friend with a bonjour as I arrive. “Happy to see you again!” I say. “How are you ?” I give her a kiss (faire la bise) on both cheeks. 

Bonjour, ma chérie!” Dorothy is funny; she always calls me ma chérie (my darling). “I’m very happy to be in Paris, but I’m exhausted.”

The warm interior of La Tartine ©Edith de Belleville

I laugh as I point out that we’re wearing the same exact outfit: a black dress with white polka dots.

“It’s my travel uniform when I come to Paris,” she says. Then she tells me to order what I want. “It’s my treat.”

It’s almost lunchtime, but Dorothy orders only a café-crème (coffee with milk). It’s two o’clock in the morning for her, so she’s not in the mood to eat, even though there are many different tartines on the menu: goat cheese, ham, duck. I’m in the mood for something exotic, so I choose the Scottish tartine with smoked salmon.

Everything in this café reminds the 1920s, from the gold, geometric Art Déco engravings on the wood bar, and on the wall to the old posters and the lamps that give off an amber glow.

Art Deco details at La Tartine ©Edith de Belleville

Sitting next to us, an old bearded man is writing. He closes his note book and takes a sip of his beverage, something topped with sweet whipped cream, or crème chantilly as we call it in French. It looks good. I ask what he’s drinking.

Un chocolat viennois,” he tells me, winking.

I explain that I was tempted to order one, but decided not to because the decadent Viennese hot chocolate would not go with my Scottish salmon. The gentleman agrees, nodding his head.

Our young waiter arrives with our orders, and I ask him how long the café has been around. “I like it very much.”

“Since 1924 ,” he answers with a smile. “We’re not allowed to move anything. The bar hasn’t changed since then.”

The bar at La Tartine hasn’t changed since 1924. ©Edith de Belleville

“Incredible! 1924!” I say.  “The same year as my perfume!”

I explain to Dorothy that the law forbids altering historic landmarks, like certain old buildings, even showcases of historic boutiques—and fortunately, vintage cafés like La Tartine.

I ask Dorothy if we should order dessert.

“Good idea!” She tells me to choose what I want.

But it takes me fifteen minutes to decide so I ask the waiter to help me make up my mind. Jérôme (I asked his name) recommends the homemade French toast. I tell Dorothy that in France we call French toast “pain perdu” (lost bread), because we use day-old bread in order not to waste—or “lose”—it.

Pain perdu at La Tartine. ©Edith de Belleville

Since Dorothy has to wait to check in to her hotel, we stay a long time in this charming café. The atmosphere is perfect for staying all day: no blaring TV, no radio with awful music—nothing too modern here. Just silence like in the good old days. We swap stores about what’s new in our lives since last year.

“You know, Edith, when I’m in Paris, I am reborn,” Dorothy tells me. “I become more feminine, more myself. I like everything here: the fabulous clothes of the Parisian women, the light, the smell of the food. And I really like the old cafés like this one.” Then she adds, “And this pain perdu.”

She’s right. The pain perdu (which I ate all by myself) was delicious. I thank Jérôme for his good advice, then point out that he has the same name as Napoléon’s youngest brother: Jerôme Bonaparte. (I can’t resist a teaching moment.)

But now it’s time to go; Dorothy needs to rest.  I apologize for talking too much with the waiter and the old man. “But when I’m in a café,” I say, “I like to learn about the lives of my fellow Parisians.” I thank her for inviting me to this lovely place.

“Oh you’re welcome, ma chérie!” she says. “I’m glad you chatted with the waiter. My hotel is just next door, so I know where I’ll be having my breakfast every day for the next two weeks.” She shoots me a big smile. “I’m so glad I invited you to lunch because, thanks to you, the waiter won’t treat me like a tourist. You gave me credibility here. You’re my credibility lunch date!”

I laugh, and faire la bise with Dorothy, bidding her “Au revoir.

As I walk away, I wonder if Dorothy was onto something. Maybe this could be my new career: Credibility Lunch Date for visitors to Paris. I’m available! —Edith de Belleville

  • Where? 24 Rue de Rivoli, Paris 4ème
  • When? Monday to Saturday, 8:00am-11:30pm; Sunday : 11am – 11pm
  • What to drink? Happy hour 4:00-9:00pm; Beer Pils : 4 euros; Cocktails: 5 euros; Coffee (100% arabica): 2.50 euros; Café crème: 4 euros; Hot chocolate : 4 euros; Viennese  coffee or Viennese hot chocolate: 5.50 euros; Tea: 4.50 euros; Fruit juice: 4.50 euros
  • What to eat ? A tartine with a small salad (ham, goat cheese, smoked salmon ) from 10 to 12 euros; French fries: 4 euros; Desserts: brownie, French toast, apple pie, crêpes: from 7 to 8 euros
  • How to go?  Métro Saint Paul, line 1

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EDITH DE BELLEVILLE is a licensed tour guide in Paris, and the author of Belles et Rebelles, à l’ombre des Grandes Parisiennes (Éditions Erick Bonnier) available in French at Fnac.fr Amazon.fr and Amazon.ca

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VERSION FRANÇAISE

La Tartine ©Edith de Belleville

Dorothy et sa valise m’attendent à La Tartine. Dorothy vient juste d’arriver de  Seattle. Une fois par an elle fait un pèlerinage à Paris car Paris est ma seule maison au monde dit-elle. Elle n’a pas eu besoin de me dire où se trouve La Tartine car c’est un café que je connais depuis toujours. Qu’est ce qu’une tartine? C’est un morceau de pain avec un peu de beurre que je mange, comme la plupart des Français, au petit-déjeuner. N’imaginez pas que je mange un croissant plein de beurre chaque matin. Si je faisais cela je ne pourrais plus rentrer dans mes vêtements. 

Bonjour Dorothy ! Je suis contente de te revoir. Comment vas-tu?  Bienvenue à la maison! lui dis- je tout en l’embrassant chaleureusement sur les deux joues pour lui faire la bise.

Bonjour ma chérie !  Dorothy est drôle, elle m’appelle tout le temps ma chérie. Je vais bien, très heureuse d’être à Paris mais je suis épuisée.

Regarde nous sommes habillées pareil ! lui dis-je en riant. Elle et moi portons la même robe noire à pois blancs.

C’est ma robe parisienne quand je voyage à Paris. Prends ce que tu veux c’est moi qui invite.

C’est presque l’heure du déjeuner mais Dorothy ne prend qu’un café-crème. Il est 2 heures du matin pour elle et elle n’est pas d’humeur à manger. Il y a plusieurs tartines différentes sur le menu:  Avec du fromage de chèvre, avec du jambon ou avec du canard. Comme je suis d’humeur exotique je choisis la tartine écossaise avec du saumon fumé écossais. Tout dans ce café rappelle les années 20 :  Les gravures dorées géométriques Art déco sur la bar en bois et sur le mur, les anciennes affiches et les lampes qui diffusent une lumière couleur d’ambre. Près de nous est assis un vieil homme avec une barbe qui écrit. Il ferme son cahier puis déguste sa boisson qui déborde de crème chantilly. Ça a l’air bon. Je lui demande ce qu’il boit: 

Un chocolat viennois me répond-il avec un clin d’oeil.

©Edith de Belleville

 Je lui explique que j’hésite à en prendre un. Finalement je lui dis que j’ai changé d’avis. Le chocolat chaud décadent autrichien se marie mal avec le saumon écossais. Le vieux monsieur m’approuve en faisant oui de la tête.

 —J’aime beaucoup ce café, depuis quand existe t-il? je demande au jeune serveur qui nous apporte nos commandes.

1924 me répond-il avec un sourire. Nous n’avons pas l’autorisation de bouger quoique ce soit ici. Le bar n’a pas changé vous savez.

Incroyable! 1924! La même année que mon parfum!

J’explique à Dorothy que la loi interdit de détruire le patrimoine parisien comme certains immeubles anciens, les devantures des vieilles boutiques et heureusement pour nous, les cafés vintage comme La Tartine. 

Un détail du bar. ©Edith de Belleville

 —On partage un dessert Dorothy?
Bonne idée! Choisis ce que tu veux.

Je prends quinze minutes pour décider ce que je veux. Je demande au gentil serveur de m’aider à faire mon choix. Jérôme (je lui ai demandé son prénom) me conseille de prendre le pain perdu maison. Je dis à Dorothy qu’en anglais on appelle cela le toast français mais qu’en France on l’appelle le pain perdu car on utilise le pain de la veille pour ne pas le perdre.

Dorothy doit attendre que sa chambre soit prête alors nous restons un long moment dans ce charmant café. L’ambiance est parfaite pour rester toute la journée:  pas de télé, pas de radio avec une musique horrible, rien de trop moderne ici, juste le silence comme au bon vieux temps. Nous échangeons des confidences sur ce qui est arrivé de nouveau dans nos vies depuis un an.

Tu sais Edith, quand je suis à Paris je revis. Je deviens plus féminine, plus moi-même. J’aime tout ici : Les fabuleux vêtements des Parisiennes, la lumière, l’odeur de la nourriture. Et surtout j’aime les vieux cafés comme celui-ci et ce pain perdu ajoute t-elle. 

Le pain perdu que j’ai mangé à moi à toute seule était délicieux. Je remercie Jérôme pour son choix judicieux et je lui apprend qu’il porte le même prénom que le plus jeune frère de Napoléon, Jérôme Bonaparte. C’est l’heure de partir maintenant, Dorothy doit se reposer. 

Désolée si j’ai tellement parlé à notre voisin et au serveur.  Quand je suis dans un café j’aime bien savoir comment les Parisiens vivent à Paris. Merci pour l’invitation. 

©Edith de Belleville

—Oh je t’en prie ma chérie. Au contraire, je suis contente que tu aies beaucoup parlé avec Jérôme. Mon hôtel est juste à coté de La Tartine alors je sais maintenant où je vais prendre mes petits-déjeuners chaque matin pendant deux semaines me dit -elle avec un grand sourire. Grâce à toi le serveur ne me verra pas comme une touriste. Tu es mon invitée car tu m’as aidée à obtenir de la crédibilité. Mon invitée en crédibilité. Cela valait la peine de t’inviter !

C’est peut-être une nouvelle carrière pour moi : Invitée en crédibilité pour les visiteurs à Paris je réponds en riant à Dorothy tout en l’embrassant sur les joues pour lui dire au-revoir. —Edith de Belleville

  • Où ? 24, rue de Rivoli Metro Saint-Paul ligne 1.
  • Quand ? du lundi au dimanche: 8h-23h30 ; dimanche: 11h – 23h
  • Que boire? Happy hour 16h-21h ; Beer Pils : 4 euros; Cocktails 5 euros ; Café  100% arabicca : 2,50 euros ; Café crème: 4 euros ; Chocolat chaud : 4 euros ; Café et chocolat viennois : 5,50 euros  ; Thé: 4,50 euros ; Jus de fruits : 4,50 euros
  • Que manger? Tartine avec une salade (jambon, fromage de chèvre ou saumon fumé ) de  10 à 12 euros ; Frites : 4 euros ; Désserts: brownie, pain perdu, tarte, crêpe: de 7 à 8 euros
  • Comment s’y rendre?  Métro Saint Paul, ligne 1

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Guide-conférencière à Paris, EDITH DE BELLEVILLE est également l’auteure de Belles et Rebelles, à l’ombre des Grandes Parisiennes ( Éditions Erick Bonnier ) un livre disponible à la Fnac.fr Amazon.fr et Amazon.ca

3 thoughts on “Edith’s Café Spotlight: La Tartine”

  1. My former HQ !! However, if they didn’t change the decor – most fortunately – they did expand by knocking out the wall and joining with what must have been a boutique behind it. When I first started coming here in 1987 the Tartine was twice as small. And grimy (I loved it)

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