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Edith’s Café Spotlight: La Tartine

[Trouvez ci-dessous la version française]
Dorothy and her suitcase are waiting for me at La Tartine. Dorothy just arrived from Seattle. Once a year she makes her pilgrimage to Paris because “Paris is my only home in the world,” she says. She didn’t have to tell me where La Tartine is, because it’s a café I’ve known forever. What is a tartine? It’s a piece of bread with a bit of butter that most French people, like me, eat for breakfast. (Don’t assume I eat croissants full of butter every morning. If I did, my clothes would not fit me anymore.)

I greet my friend with a bonjour as I arrive. “Happy to see you again!” I say. “How are you ?” I give her a kiss (faire la bise) on both cheeks. 

Bonjour, ma chérie!” Dorothy is funny; she always calls me ma chérie (my darling). “I’m very happy to be in Paris, but I’m exhausted.”

The warm interior of La Tartine ©Edith de Belleville

I laugh as I point out that we’re wearing the same exact outfit: a black dress with white polka dots.

“It’s my travel uniform when I come to Paris,” she says. Then she tells me to order what I want. “It’s my treat.”

It’s almost lunchtime, but Dorothy orders only a café-crème (coffee with milk). It’s two o’clock in the morning for her, so she’s not in the mood to eat, even though there are many different tartines on the menu: goat cheese, ham, duck. I’m in the mood for something exotic, so I choose the Scottish tartine with smoked salmon.

Everything in this café reminds the 1920s, from the gold, geometric Art Déco engravings on the wood bar, and on the wall to the old posters and the lamps that give off an amber glow.

Art Deco details at La Tartine ©Edith de Belleville

Sitting next to us, an old bearded man is writing. He closes his note book and takes a sip of his beverage, something topped with sweet whipped cream, or crème chantilly as we call it in French. It looks good. I ask what he’s drinking.

Un chocolat viennois,” he tells me, winking.

I explain that I was tempted to order one, but decided not to because the decadent Viennese hot chocolate would not go with my Scottish salmon. The gentleman agrees, nodding his head.

Our young waiter arrives with our orders, and I ask him how long the café has been around. “I like it very much.”

“Since 1924 ,” he answers with a smile. “We’re not allowed to move anything. The bar hasn’t changed since then.”

The bar at La Tartine hasn’t changed since 1924. ©Edith de Belleville

“Incredible! 1924!” I say.  “The same year as my perfume!”

I explain to Dorothy that the law forbids altering historic landmarks, like certain old buildings, even showcases of historic boutiques—and fortunately, vintage cafés like La Tartine.

I ask Dorothy if we should order dessert.

“Good idea!” She tells me to choose what I want.

But it takes me fifteen minutes to decide so I ask the waiter to help me make up my mind. Jérôme (I asked his name) recommends the homemade French toast. I tell Dorothy that in France we call French toast “pain perdu” (lost bread), because we use day-old bread in order not to waste—or “lose”—it.

Pain perdu at La Tartine. ©Edith de Belleville

Since Dorothy has to wait to check in to her hotel, we stay a long time in this charming café. The atmosphere is perfect for staying all day: no blaring TV, no radio with awful music—nothing too modern here. Just silence like in the good old days. We swap stores about what’s new in our lives since last year.

“You know, Edith, when I’m in Paris, I am reborn,” Dorothy tells me. “I become more feminine, more myself. I like everything here: the fabulous clothes of the Parisian women, the light, the smell of the food. And I really like the old cafés like this one.” Then she adds, “And this pain perdu.”

She’s right. The pain perdu (which I ate all by myself) was delicious. I thank Jérôme for his good advice, then point out that he has the same name as Napoléon’s youngest brother: Jerôme Bonaparte. (I can’t resist a teaching moment.)

But now it’s time to go; Dorothy needs to rest.  I apologize for talking too much with the waiter and the old man. “But when I’m in a café,” I say, “I like to learn about the lives of my fellow Parisians.” I thank her for inviting me to this lovely place.

“Oh you’re welcome, ma chérie!” she says. “I’m glad you chatted with the waiter. My hotel is just next door, so I know where I’ll be having my breakfast every day for the next two weeks.” She shoots me a big smile. “I’m so glad I invited you to lunch because, thanks to you, the waiter won’t treat me like a tourist. You gave me credibility here. You’re my credibility lunch date!”

I laugh, and faire la bise with Dorothy, bidding her “Au revoir.

As I walk away, I wonder if Dorothy was onto something. Maybe this could be my new career: Credibility Lunch Date for visitors to Paris. I’m available! —Edith de Belleville

  • Where? 24 Rue de Rivoli, Paris 4ème
  • When? Monday to Saturday, 8:00am-11:30pm; Sunday : 11am – 11pm
  • What to drink? Happy hour 4:00-9:00pm; Beer Pils : 4 euros; Cocktails: 5 euros; Coffee (100% arabica): 2.50 euros; Café crème: 4 euros; Hot chocolate : 4 euros; Viennese  coffee or Viennese hot chocolate: 5.50 euros; Tea: 4.50 euros; Fruit juice: 4.50 euros
  • What to eat ? A tartine with a small salad (ham, goat cheese, smoked salmon ) from 10 to 12 euros; French fries: 4 euros; Desserts: brownie, French toast, apple pie, crêpes: from 7 to 8 euros
  • How to go?  Métro Saint Paul, line 1

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VERSION FRANÇAISE

La Tartine ©Edith de Belleville

Dorothy et sa valise m’attendent à La Tartine. Dorothy vient juste d’arriver de  Seattle. Une fois par an elle fait un pèlerinage à Paris car Paris est ma seule maison au monde dit-elle. Elle n’a pas eu besoin de me dire où se trouve La Tartine car c’est un café que je connais depuis toujours. Qu’est ce qu’une tartine? C’est un morceau de pain avec un peu de beurre que je mange, comme la plupart des Français, au petit-déjeuner. N’imaginez pas que je mange un croissant plein de beurre chaque matin. Si je faisais cela je ne pourrais plus rentrer dans mes vêtements. 

Bonjour Dorothy ! Je suis contente de te revoir. Comment vas-tu?  Bienvenue à la maison! lui dis- je tout en l’embrassant chaleureusement sur les deux joues pour lui faire la bise.

Bonjour ma chérie !  Dorothy est drôle, elle m’appelle tout le temps ma chérie. Je vais bien, très heureuse d’être à Paris mais je suis épuisée.

Regarde nous sommes habillées pareil ! lui dis-je en riant. Elle et moi portons la même robe noire à pois blancs.

C’est ma robe parisienne quand je voyage à Paris. Prends ce que tu veux c’est moi qui invite.

C’est presque l’heure du déjeuner mais Dorothy ne prend qu’un café-crème. Il est 2 heures du matin pour elle et elle n’est pas d’humeur à manger. Il y a plusieurs tartines différentes sur le menu:  Avec du fromage de chèvre, avec du jambon ou avec du canard. Comme je suis d’humeur exotique je choisis la tartine écossaise avec du saumon fumé écossais. Tout dans ce café rappelle les années 20 :  Les gravures dorées géométriques Art déco sur la bar en bois et sur le mur, les anciennes affiches et les lampes qui diffusent une lumière couleur d’ambre. Près de nous est assis un vieil homme avec une barbe qui écrit. Il ferme son cahier puis déguste sa boisson qui déborde de crème chantilly. Ça a l’air bon. Je lui demande ce qu’il boit: 

Un chocolat viennois me répond-il avec un clin d’oeil.

©Edith de Belleville

 Je lui explique que j’hésite à en prendre un. Finalement je lui dis que j’ai changé d’avis. Le chocolat chaud décadent autrichien se marie mal avec le saumon écossais. Le vieux monsieur m’approuve en faisant oui de la tête.

 —J’aime beaucoup ce café, depuis quand existe t-il? je demande au jeune serveur qui nous apporte nos commandes.

1924 me répond-il avec un sourire. Nous n’avons pas l’autorisation de bouger quoique ce soit ici. Le bar n’a pas changé vous savez.

Incroyable! 1924! La même année que mon parfum!

J’explique à Dorothy que la loi interdit de détruire le patrimoine parisien comme certains immeubles anciens, les devantures des vieilles boutiques et heureusement pour nous, les cafés vintage comme La Tartine. 

Un détail du bar. ©Edith de Belleville

 —On partage un dessert Dorothy?
Bonne idée! Choisis ce que tu veux.

Je prends quinze minutes pour décider ce que je veux. Je demande au gentil serveur de m’aider à faire mon choix. Jérôme (je lui ai demandé son prénom) me conseille de prendre le pain perdu maison. Je dis à Dorothy qu’en anglais on appelle cela le toast français mais qu’en France on l’appelle le pain perdu car on utilise le pain de la veille pour ne pas le perdre.

Dorothy doit attendre que sa chambre soit prête alors nous restons un long moment dans ce charmant café. L’ambiance est parfaite pour rester toute la journée:  pas de télé, pas de radio avec une musique horrible, rien de trop moderne ici, juste le silence comme au bon vieux temps. Nous échangeons des confidences sur ce qui est arrivé de nouveau dans nos vies depuis un an.

Tu sais Edith, quand je suis à Paris je revis. Je deviens plus féminine, plus moi-même. J’aime tout ici : Les fabuleux vêtements des Parisiennes, la lumière, l’odeur de la nourriture. Et surtout j’aime les vieux cafés comme celui-ci et ce pain perdu ajoute t-elle. 

Le pain perdu que j’ai mangé à moi à toute seule était délicieux. Je remercie Jérôme pour son choix judicieux et je lui apprend qu’il porte le même prénom que le plus jeune frère de Napoléon, Jérôme Bonaparte. C’est l’heure de partir maintenant, Dorothy doit se reposer. 

Désolée si j’ai tellement parlé à notre voisin et au serveur.  Quand je suis dans un café j’aime bien savoir comment les Parisiens vivent à Paris. Merci pour l’invitation. 

©Edith de Belleville

—Oh je t’en prie ma chérie. Au contraire, je suis contente que tu aies beaucoup parlé avec Jérôme. Mon hôtel est juste à coté de La Tartine alors je sais maintenant où je vais prendre mes petits-déjeuners chaque matin pendant deux semaines me dit -elle avec un grand sourire. Grâce à toi le serveur ne me verra pas comme une touriste. Tu es mon invitée car tu m’as aidée à obtenir de la crédibilité. Mon invitée en crédibilité. Cela valait la peine de t’inviter !

C’est peut-être une nouvelle carrière pour moi : Invitée en crédibilité pour les visiteurs à Paris je réponds en riant à Dorothy tout en l’embrassant sur les joues pour lui dire au-revoir. —Edith de Belleville

  • Où ? 24, rue de Rivoli Metro Saint-Paul ligne 1.
  • Quand ? du lundi au dimanche: 8h-23h30 ; dimanche: 11h – 23h
  • Que boire? Happy hour 16h-21h ; Beer Pils : 4 euros; Cocktails 5 euros ; Café  100% arabicca : 2,50 euros ; Café crème: 4 euros ; Chocolat chaud : 4 euros ; Café et chocolat viennois : 5,50 euros  ; Thé: 4,50 euros ; Jus de fruits : 4,50 euros
  • Que manger? Tartine avec une salade (jambon, fromage de chèvre ou saumon fumé ) de  10 à 12 euros ; Frites : 4 euros ; Désserts: brownie, pain perdu, tarte, crêpe: de 7 à 8 euros
  • Comment s’y rendre?  Métro Saint Paul, ligne 1

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Edith’s Café Spotlight: A La Place Saint Georges

[Trouvez ci-dessous la version française]
A La Place Saint-George has something very hard to find in most other Paris cafés these days: sugar cubes. France, along with Belgium, is one of the few countries in the world where you can find sugar cubes. This café also has an incredible view of the romantic Place Saint-Georges, which is fitting because you are in the district of the 19th-Century Romantics.

The painter Eugéne Delacroix once had his art studio around the corner, and a passionate, young Victor Hugo wrote his poetry not far away. The renown female writer George Sand (George, like the square but without the S) used to organize terrific pot-luck parties nearby with her chéri, musician Frederic Chopin. Of course, the two lovers never forgot to invite their neighbor Honoré de Balzac.

The view from the terrace of A la Place Saint Georges. ©Edith de Belleville

While you’re stirring your spoon in your coffee to dissolve that sugar cube, you’ll be able to admire, just in front of you, the elegant private mansion of the marquise de Paiva, the famous courtesan. A man would pay one hundred times the price of your coffee to spend just half an hour with her. You’ll spend that same half hour in this cafe, contemplating the flamboyant artists and poets who used to live in this district—their voices whispering to you. And overcome with inspiration, you’ll compose a poem on the back of your bill, a passionate verse in the style of Alfred de Musset, tragic Romantic poet. Don’t forget to keep the bill. —Edith de Belleville

  • Where? 60 Rue Saint-Georges, tel: 01.42.80.39.32
  • When? Monday-Saturday, 8am-midnight; Sunday 8am-6pm
  • How to get there? Métro Saint-Georges, line 12
  • What to drink? Coffee: 2.40 euros, hot chocolate: 4.60 euros
  • What to eat? Planches de charcuterie or fromage d’Auvergne to share, from 18 euros
  • Credit card minimum: 10 euros

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VERSION FRANÇAISE

©Edith de Belleville

Le café A la place Saint-George a quelque chose que l’on trouve de moins en moins dans les cafés à Paris: du sucre en morceaux. La France est avec la Belgique un des seuls pays au monde où l’on trouve du sucre en morceaux.

Ce café a aussi une vue imprenable sur la romantique place Saint-Georges car vous êtes dans le quartier des Romantiques du 19ème siècle. Le ténébreux peintre Eugène Delacroix avait son atelier au coin de la rue et le jeune et passionné Victor Hugo écrivait ses poèmes pas loin. La scandaleuse écrivaine George Sand (George comme la place mais sans la lettre s) organisait des fêtes d’enfer juste à côté avec son cher et tendre musicien Frederic Chopin. Bien sûr les deux amoureux n’oubliaient jamais d’inviter leur ami et voisin Honoré de Balzac.

Pendant que vous tournerez votre cuillère dans votre café afin de dissoudre votre sucre en morceau, vous pourrez aussi admirer juste en face de vous l’élégant hôtel particulier de la marquise de Paiva la célèbre courtisane. Alors vous penserez que les temps ont bien changé. Quel homme aujourd’hui se sentirait privilégié de payer cent fois le prix de votre café juste pour passer une demi-heure avec une femme ? Une demi-heure c’est exactement le temps qu’il vous faut pour vous rendre sur les traces de ces artistes flamboyants qui vécurent dans cet endroit poétique. Les voix de fantômes littéraires venus d’un passé onirique vous murmureront des vers délicieux. Alors, attablé au café de la place Saint-Georges et soudainement mû par une violente inspiration, vous composerez au dos de l’addition un poème que vous déclamerez avec flamme à votre dulcinée imitant le poète maudit et romantique Alfred de Musset. N’oubliez pas de conserver l’addition. —Edith de Belleville

  • Où ? 60 rue Saint-Georges, tel: 01.42.80.39.32
  • Quand ? Monday-Saturday, 8am-midnight; Sunday 8am-6pm
  • Comment y aller ? Métro Saint-Georges, line 12
  • Que boire ? Coffee 2.40 euros, hot chocolate 4.60 euros
  • Que manger ? Planches de charcuterie d’Auvergne à partager ; Planche de fromages d’Auvergne entre 18 et 19 euros
    Carte bleue minimum 10 euros

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Edith’s Café Spotlight: Au Général Lafayette

[Trouvez ci-dessous la version française]
There are cafés in Paris give you perspective. And after a castrophic job interview with a woman half my age who was speaking an incomprehensible techical language, I really needed some perspective. Depressed, I was wandering the streets when suddenly I saw him: General Lafayette. Or more precisely, Café Au General Lafayette, located on the corner of a street by the same name.

I immediately recognized this café where I used to spend time during my lost youth. It’s funny how a familiar place can bring comfort when you need it. As soon as I entered this magical café, I remembered why I used to like to drink my coffee here in the morning. In this place, you are immediately transported to 1900, the year the café opened. The Art Nouveau interior remains untouched, created during a time that, to me, was more beautiful—La Belle Epoque, or beautiful era. The same magnificent aged wood bar, the same lamps giving off their golden light, and the same leather banquettes, which resemble those in the first Métro cars. Adjoining the salon du café is still the same 1900-style dining room where you can have a languid lunch.

Au Général Lafayette. ©Edith de Belleville

As I reflected on the disastrous job interview I failed, I tried to chase my dark thoughts. To banish my blues I eavesdropped on the conversation between a waitress and her customer, a young hipster who was also taking his morning coffee here:

“I wish I could go to the Venice Carnaval,” the waitress said to the young man. “It has to be like being in another era!”

Like this café I thought. This café is a kind of time travel, too. 

As I sipped my café crème, I thought again about my interview with that young woman who made me feel old. I am like this place, I thought. This café is not an old café, stuck in the past; it’s charming and vibrant. And me, I’m not old and clueless about the new technologies, I’m a mature and charming woman—une femme d’un certain âge as we say in French.

While the the waitress and the young man were chatting, I could see his eyes dart in my direction a few times. Before he left, he addressed me with a big smile and an “Au revoir, Madame!” I smiled back and returned his goodbye. Charming, indeed.

Au Général Lafayette. ©Edith de Belleville

Paris cafés are like people. Some are very modern, with a minimalist design, a WiFi connection, and solitary young customers who stare at their computer screens. And then there are cafés like Au Général Lafayette—out of date, maybe, but where people look at each other. And sometimes, there is a mix: trendy and retro, like the young clients in this historic place.

I promised myself I would come back to this old-fashioned café where a charming, young Parisian man took his morning coffee. Like me when I was younger, like me who is still yet young.
—Edith de Belleville

  • Where? 52 Rue Lafayette, 9th arr.
  • When? From 7pm to 2am
  • How to get there? Métro Le Pelletier, line 7
  • What to eat & drink? Classic bistro cuisine. Price fixed lunch: 22 euros (starter + main, or main + dessert); Croque monsieur: 12 euros

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VERSION FRANÇAISE

Au Général Lafayette. ©Edith de Belleville

Il y a des cafés à Paris qui vous aident à relativiser. Après un catastrophique entretien d’embauche devant une femme de la moitié de mon âge qui me parlait un langage technologique incompréhensible, j’avais bien besoin de relativiser. Déprimée et errant dans la rue c’est alors que je l’aperçus: Le général Lafayette. Ou plutôt le café au général Lafayette au coin de la rue du même nom.

Je l’ai immédiatement reconnu ce café que je fréquentais autrefois, du temps de ma jeunesse perdue. C’est drôle comme un lieu familier peut soudain vous réconforter. Dès que je suis rentrée dans ce lieu magique je me suis rappelée pourquoi j’aimais tant y boire un café le matin. Je me suis à nouveau retrouvée plongée en 1900, date de sa création. Toujours le même décor art-nouveau d’une époque plus belle, celle que l’on appelait la Belle Epoque. Le même magnifique comptoir en bois patiné par le temps, les lampes identiques qui diffusaient une lumière sépia et les banquettes rouges qui ressemblaient encore à celle du premier métro parisien. Jouxtant la salle du café il y avait la même salle à manger de style 1900 pour déjeuner.

Repensant au calamiteux entretien professionnel auquel je venais d’échouer, j’essayai en vain de chasser mes idées noires. Afin de trouver une diversion à mon cafard, je me suis mise à écouter la conversation animée de la serveuse avec son client.

-J’aimerais bien assister au Carnaval de Venise dit la serveuse au jeune homme accoudé au comptoir, cela doit faire l’effet d’être dans une autre époque!.

Comme ce café me dis-je en moi-même , ce café aussi c’est un vrai voyage dans le temps c’est incroyable!

Au Général Lafayette. ©Edith de Belleville

Devant mon café crème, admirant ce décor vintage , je me suis alors remémorée l’entretien que j’avais eu avec cette jeune femme qui m’avait fait me sentir vieille. Finalement je suis comme cet endroit. Ce café n’est pas du tout un vieux café, c’est juste un charmant café rétro. Et moi je ne suis pas du tout vieille et dépassée par les nouvelles technologies, je suis juste une charmante femme d’âge mûr. Une femme d’un certain âge comme on dit galamment en français

Pendant qu’ils discutaient je voyais bien que le jeune hipster me lançait des regards à la dérobée. L’heure du déjeuner approchant, l’homme a payé son café et avant de partir s’est tourné vers moi et m’a dit avec un grand sourire «au revoir Madame!». Je l’ai salué à mon tour avec un sourire et j’ai pensé: Finalement les cafés de Paris sont comme les humains. Il y en a de très modernes, avec un décor minimaliste à la dernière mode, une connexion Wifi et des jeunes consommateurs rivés sur leurs écrans qui ne se parlent pas. Et puis il y a les cafés comme le café Au général Lafayette, hors du temps, pas très modernes mais où les gens se regardent. Et des fois tout se mélange, les « à la dernière mode» avec les looks rétro. Je me suis alors promis de revenir dans le café suranné où un charmant et jeune parisien vient y prendre son café chaque matin. Comme moi lorsque j’étais plus jeune, comme moi qui suis encore jeune…finalement. —Edith de Belleville

  • Où? 52, rue Lafayette, 75009 Paris 
  • Quand? de 7 h à 2h
  • Comment y aller ? Métro Le Pelletier, ligne 7
  • Que manger, que boire? Boissons traditionnelles, Bistrot le midi et le soir, cuisine classique formule le midi à 22 euros (une entrée + un plat ou un plat ) un dessert) ; Croque monsieur: 12 euros

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Edith’s Café Spotlight: Le Castiglione

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There are cafés in Paris where the mere sound of the name evokes an emotion before you’ve even taken a sip of your coffee. On a cold, rainy Sunday morning in May, I was desperately searching for an open café when I stumbled upon Le Castiglione just near the chic place Vendôme. Since I didn’t want to go broke for the price of a coffee, I decided to drink mine at the bar, which is usually less expensive. Comfortably seated at one of the plush red velvet stools, I mused about the name of the café. Castiglione, of course, takes its name from the nearby street, rue de Castiglione, which was named in honor of the battle won by a then young and dashing Napoléon during his military campaign in Italy.

But there is another Castiglione. Not the name of the besieged city this time, but of a beautiful, young Italian woman. Bonaparte may have won Castiglione the city in the name of France, but Castiglione, the woman, won Napoléon in the name of her own homeland, Italy. This was during the second empire of Napoléon III, nephew of the first Napoléon. Virginia Oldoini, Countess of Castiglione was much adored by all the men of Paris, and vanquished the heart of Napoléon III. Many say her influence over the emperor helped establish the Kingdom of Italy in 1861. Such was the power of her beauty.

Virginia Oldoini, Countess of Castiglione, by Pierson

Like Narcissus, Castiglione was likewise obsessed with her own beauty, and had many hundreds of portraits taken of herself in various costumes and scenarios by court photographers Mayer and Pierson, photos which still survive today. But her beauty lost its own battle with time, and she lost her joie de vivre as a result. She would only go out at night, afraid people might recognize her, and veiled all her mirrors in black, so she would not have to witness her fading beauty and advancing age. She ended her years in a lonely basement apartment with her many dogs at 26 Place Vendôme, succumbing to madness in the end. Outward beauty is nothing it seems without inner beauty—that is to say a minimum of culture, an appreciation of the deeper things of life.

That brings to mind a third Castiglione: Balthazar Castiglione. He codified the “beauty inside/out” principle, and it was he who wrote the guide of the perfect gentleman, a bestseller in Europe in the 16th Century. He even had his portrait painted by Rafael, the artist whose many Madonnas defined beauty for the era.

This elegant café, awash in red, is the ideal place to think about the importance of beauty in your life. And speaking of the perfect gentlemen, Thierry my waiter is the real thing. Everything here is a notch above; there is even a “Happy Coffee Hour” where, if you take your coffee at the bar before noon, you’ll pay only 1.60 euros instead of 1.80 euros.

As I sipped my coffee, I was suddenly seized by a desire to say hello to Mr. Balthazar Castiglione. So, I quickly paid and dashed under the raindrops towards the Louvre museum, where his Raphael portrait hangs. Café Castiglione must be like a magic filter through which beauty shines and draws you in, because one minute I’m sipping an ordinary coffee, and the next, I’m strolling in one of the biggest museums in the world, surrounded by the most beautiful art in the world. That’s one special café! —Edith de Belleville

  • Where? 235 Rue Saint-Honoré, 1st arr.
  • When? Open 7 days; 7am-11 :30pm
  • How to go? Métro Tuileries, Concorde line 1 or 12
  • When? from 7 to 2 oclock in the morning
  • What do drink/what to eat? Happy Coffee Hour: Coffee before noon at the bar is only 1.60 euros. View the menu. 

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VERSION FRANÇAISE

Il y a des cafés à Paris dont le nom seul vous donne déjà à réfléchir avant même d’avoir bu votre café. Un dimanche en mai alors qu’il pleuvait et qu’il faisait froid comme en hiver, je cherchais  désespérément un café encore ouvert. Le café Castiglione se trouve juste au coin de la chic place Vendôme. Ne voulant pas me ruiner pour un café,  je décidai donc de m’installer au comptoir. Assise confortablement sur mon tabouret recouvert de velours rouge, je me mis alors à rêver au nom de ce café. Castiglione, bien sûr, c’est le nom de la rue juste à coté. La rue Castiglione fut baptisée en l’honneur de la bataille gagnée par Napoléon Bonaparte lors de sa campagne militaire d’Italie quand il était jeune et beau.

Mais il y a une autre Castiglione. Elle est également italienne et ce n’est pas le nom d’une ville assiégée mais d’une femme jeune et belle dont le corps sculptural faisait fantasmer tous les mâles de Paris. Bonaparte a conquis la ville de Castiglione mais la Castiglione elle, a conquis Napoléon au nom de sa patrie, l’Italie.

C’était au temps du second Empire et l’empereur c’était Napoléon III, le neveu de Napoléon premier. Comme Narcisse, Virginia di Castiglione était folle de son corps et s’est fait prendre en photo des centaines de fois. Et puis elle a perdu sa bataille et s’est avouée vaincu quand sa beauté s’est flétrie. Elle est devenue vieille, pauvre et abandonné de tous. Enfin, abandonnée des humains car elle fini sa vie dans un soupirail avec ses nombreux chiens au 26 place Vendôme. Elle ne sortait que la nuit de peur qu’on la reconnaisse. Elle a recouvert tous ses miroirs d’un voile noir pour ne plus se voir. Elle est devenue véritablement folle. La beauté extérieure c’est bien mais cela n’est rien si on n’a pas aussi la beauté intérieure c’est à dire un minimum de culture.

Balthazar Castiglione par Raffael. Balthazar Castiglione by Raffael.

Ce café rouge et élégant est vraiment  le lieu idéal pour rêver de l’importance de la beauté dans votre vie. Thierry qui tient le bar lui aussi est un vrai gentleman. Il y a même un « happy coffee hour » et vous paierez seulement 1,60 euros votre café au bar au lieu de 1,80 euros si vous le buvez avant midi. Mais comment sont les toilettes me direz-vous ? Elle sont à l’image de ce café chic et elles ne vous décevront pas.

Et tout d’un coup un troisième Castiglione me vient à l’esprit: Balthazar Castiglione. Il fut le premier à codifier le principe “être beau à l’intérieur et à l’extérieur”. Castiglione a écrit le manuel du parfait gentleman et son livre est devenu un best seller au XVIème siècle dans toute l’Europe. Le peintre Rafael a même fait son portrait.

Et si j’allais dire bonjour à Monsieur Castiglione ? Sitôt mon café bu, d’un pas alerte et sous la pluie, je me dirige vers le musée du Louvre pour admirer le tableau de Rafael. La vie a Paris est vraiment extraordinaire. Le café ici est un philtre magique. Grâce à un simple café, vous vous retrouvez à déambuler dans le plus grand musée du monde. C’est ça l’effet fantastique des cafés de Paris !
—Edith de Belleville

  • Où ? 235, rue Saint-Honoré 75001 Paris
  • Quand ? 7 jours sur 7 ; 12h00 à 23h30 (petit-déjeuner : 7h à 11h30)
  • Comment y aller ? Métro Tuileries, Concorde line 1 or 12
  • Que manger, que boire ? Happy Coffee Hour : 1,60 euros votre café au bar avant midi. Voir la carte

Guide-conférencière à Paris, EDITH DE BELLEVILLE est également l’auteure de Belles et Rebelles, à l’ombre des Grandes Parisiennes ( Éditions Erick Bonnier ) un livre disponible à la Fnac.fr Amazon.fr et Amazon.ca

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Edith’s Café Spotlight: Les Deux Magots

Parisian storyteller, historian, and licensed tour guide Edith de Belleville shares the history behind her favorite places around Paris to sip a coffee or glass of wine and watch Paris go by. We’re launching the series with the venerable Les Deux Magots in Saint-Germain-des-Prés.
[La v
ersion française ci-dessous.]

There are cafés in Paris where you can’t just do whatever you want. There are rules. Les Deux Magots is one of these. But do not be put off by this. As soon as you pass through the majestic revolving door of this mythical café, you’ll understand what I mean. You are now in the hallowed halls of the Parisian Intelligensia.

On the wall are black and white photographs of the famous artists and writers who came before, and sat in the same comfortable banquettes where you are now sitting: Ernest Hemingway with Janet Flanner; the French poet Guillaume Apollinaire; the Argentinian writer Jorge-Luis Borges; the Parisian feminist Simone de Beauvoir; Pablo Picasso with his talented and beautiful muse, Dora Maar. And let’s not forget the wry poet and playwright Oscar Wilde, or Antoine de Saint-Exupery—author of the most-read book in the world (after the Bible): The Little Prince. Yes, the literati used to sip their coffee here.

©Edith de Belleville

So now you understand why, in this café, c’est interdit (it’s forbidden) to stare at your smartphone, posting photos to Instagram. Non. Instead, read a book or newspaper, have an philosophical discussion with your well-read friend (chosen especially for this moment), or jot something in your journal (even if it’s just your shopping list). And if you must be on your computer, be sure it’s to write your masterpiece. Because the goal here is to look like an intellectual Parisian from the Left Bank.

Okay, so maybe these are just my rules, but why not take advantage of the atmosphere of this historic place to broaden your mind? Me, I come to Les Deux Magots when I need to stimulate my brain. And when the elegant, amiable waiter brings me my favorite old fashioned hot chocolate, I feel immediately more brilliant.

Whatta view: The Abbey of Saint-Germain-des Prés ©Edith de Belleville

There is just one difficult dilemma that I must solve each time I come here: A table outside or inside? Inside, you can admire the two glorious Asian statutes who gave this iconic café its name. These ancient beauties have been holding court over the many VIPs who have come through the door since 1884. But outside, there is the magnificent view. From the terrace, you can admire the Abbey of Saint-Germain-des Prés, the only example of Romanesque architecture in Paris, which boasts the oldest bell tower in the city. It’s a happy problem to have to solve.

Admittedly, the price of my stylish hot chocolate was not particularly cheap. But from time to time, one must be willing to invest a bit more in his or her intelligence. —Edith de Belleville

  • Where? 6 Place Saint-Germain, Paris 6th arr.
  • When? 7 :30am – 1am, 7 days
  • How to get there? Métro Saint-Germain-des-Prés, line 4
  • What to drink? Coffee: 4.80 euros; hot chocolate: 8.50 euros (like liquid pudding; it’s worth every centime)
  • What to eat? The Hemingway Breakfast: 26 euros for a copious meal—includes fried eggs with bacon or ham (or omelet of your choice), fresh-baked bread served with creamery butter and homemade jam, a choice of hot beverage plus fresh-squeezed fruit juice, yogurt or fruit salad; for any time of day: the classic Croque Monsieur with mixed salad (13.50 euros)

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EDITH DE BELLEVILLE is a licensed tour guide in Paris, and the author of Belles et Rebelles, à l’ombre des Grandes Parisiennes (Éditions Erick Bonnier) available in French at Fnac.fr Amazon.fr and Amazon.ca


VERSION FRANÇAISE

©Edith de Belleville

Il a des cafés à Paris où vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez. Il y a des règles. Le café Les Deux Magots est l’un de ces endroits. Dès que vous pousserez la majestueuse porte battante en bois de ce café mythique vous comprendrez ce que je veux dire. Vous êtes dans un des berceaux de l’Intelligentsia parisienne.

Elle ne comprend pas mes regles ! ©Edith de Belleville

Sur le mur il y a des photographies en noir et blanc des artistes et écrivains célèbres qui se sont assis sur les confortables banquettes avant vous : Ernest Hemingway avec Janet Flanner ; le poète français Guillaume Apollinaire ; l’écrivain argentin Jorge-Luis Borges ; la parisienne et féministe Simone de Beauvoir et Pablo Picasso avec sa belle et talentueuse muse, Dora Maar. Et je ne vous parle même pas d’Oscar Wilde ni d’Antoine de Saint-Exupéry, auteur du livre le plus lu au monde ( après la Bible ) le petit prince. Tous ceux qui ont fait la littérature ont siroté leur café ici.

Maintenant vous comprenez pourquoi dans ce café vous ne regardez pas l’écran de votre téléphone, vous n’utilisez-pas votre ordinateur et vous ne téléphonez pas. En réalité ce sont mes propres règles. Mais pourquoi ne pas profiter de cette atmosphère littéraire légendaire pour nourrir votre esprit? A la place lisez un roman ou un journal, ayez une discussion artistique avec l’ami cultivé que vous aurez choisi pour vous accompagner ou écrivez ( écrire votre liste de courses à Paris fera l’affaire ). Le but est d’avoir l’air d’un intellectuel parisien de la Rive Gauche.

©Edith de Belleville

Je viens ici à chaque fois que j’ai besoin d’une stimulation cérébrale. Quand l’élégant et sympathique serveur m’apporte mon chocolat chaud à l’ancienne, je sens immédiatement que je deviens brillante.

Mais à chaque fois je dois faire un choix cornélien : A l’intérieur ou à l’extérieur ? A l’intérieur, vous pouvez admirer les grandes et antiques statues des deux asiatiques qui regardent défiler les VIP depuis 1884 et qui ont donné le nom à ce lieu iconique. Dehors, il y a la vue magnifique. De la terrasse vous pouvez admirer la superbe église romane de Saint-Germain-des-Prés qui possède le clocher le plus ancien de Paris.

Bon d’accord, le prix de mon chocolat chaud stylé n’était pas particulièrement bon marché. Mais de temps en temps il faut savoir être prêt à investir et payer un petit peu plus pour se sentir intelligent. —Edith de Belleville

  • Où ? 6, place Saint Germain, 75006 Paris
  • Quand ? 7h30 à 1h, tous les jours
  • Comment y aller ? Métro Saint-Germain-des-Prés, ligne 4
  • Que boire ? Café : 4,80 euros ; chocolat chaud à l’ancienne : 8,50 euros
  • Que manger ? Le Petit Déjeuner Hemingway : 26 euros (pour un petit-déjeuner copieux) Œufs sur le plat au bacon ou au jambon, (ou omelette nature, au jambon, au fromage ou mixte), accompagnés d’une tartine avec beurre de Poitou-Charentes, boisson chaude au choix renouvelable une fois, jus de fruits presses, yoghourt nature ou salade de fruits ; Le Croque Monsieur avec une salade mixte : 13.50 euros.

Guide-conférencière à Paris, EDITH DE BELLEVILLE est également l’auteure de Belles et Rebelles, à l’ombre des Grandes Parisiennes ( Éditions Erick Bonnier ) un livre disponible à la Fnac.fr Amazon.fr et Amazon.ca.

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Introducing Edith de Bellevilles’s Café Series

Parisian storyteller and licensed tour guide, Edith de Belleville

[Trouvez ci-dessous la version française]
Parisian storyteller Edith de Belleville spends a lot of time in cafés, bistros, and brasseries around Paris. A licensed tour guide, Edith is our go-to for the history of Paris, and notably its cafés. She has her favorites, but also discovers new cafés all the time as she bides her time between tours. We’ve asked Edith to share her picks with us—and you can be sure there’s a story in each.

In this upcoming series, Edith will showcase some classic places full of history, and some new and notable places worth a try. Make no mistake; these are not restaurant reviews. You’re going to be taken on a unique journey through time as only Edith de Belleville can do.

Stay tuned in the coming weeks for Edith’s favorite places around Paris to sip a coffee or glass of wine and watch Paris go by.

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Edith de Belleville is an attorney and licensed tour guide in Paris. She is also the author of Belles et Rebelles, à l’ombre des Grandes Parisiennes (Éditions Erick Bonnier) available in French at Fnac.fr Amazon.fr and Amazon.ca


VERSION FRANÇAISE

Photo: Edith de Bellevillle

Il était une fois à Paris…Edith a toujours aimé raconter des histoires sur la ville qui l’a vue naître. 

Quand elle n’est pas en train de faire découvrir sa ville adorée, Edith est attablée à la terrasse d’un café. Nous lui avons donc demandé de nous raconter ses cafés préférés, les anciens comme les nouveaux. Et même si c’est un fait bien connu que la Française ne grossit pas, Edith a bien voulu nous dévoiler aussi les bistros et les brasseries de Paris qu’elle affectionne particulièrement quand elle a (un peu ) faim. Siroter un café ou un verre de vin tout en regardant Paris et les Parisiens, c’est sa Vie Parisienne qu’elle vous fera partager. Restez branché dans les semaines qui suivent et Edith vous fera découvrir  les histoires  qui se cachent  derrière les cafés connus ou inconnus.

Avocate et guide-conférencière à Paris, Edith de Belleville est également l’auteure de Belles et Rebelles, à l’ombre des Grandes Parisiennes ( Éditions Erick Bonnier ) un livre disponible à la Fnac.fr Amazon.fr et Amazon.ca

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